Entre algorithmes et vers : mon quotidien d’Ingénieur-Ecrivain
- Peter Kefa Bénit
- 28 janv.
- 1 min de lecture
On me demande souvent : « Ir Peter, comment fais-tu pour concilier la rigueur du code et la liberté des mots ? » Pour beaucoup, l’informatique est une suite froide de 0 et de 1. Pour moi, c’est une architecture invisible, aussi complexe et belle qu'un poème.

Le jour, je compile des programmes, j'optimise des bases de données et je cherche la faille dans la logique des systèmes. C’est la science de la précision. Mais le soir, je change de langage. Je passe du Java ou du Python à la langue de Molière pour explorer une autre forme de bug : les paradoxes du cœur humain.
Ma méthode ? Elle ressemble à un développement logiciel :
L'Algorithme : Un roman a besoin d'une structure logique. Avant d'écrire, je trace le flux de l'histoire pour qu'elle ne "plante" pas.
Le Débogage : Écrire, c'est comme corriger un programme. On rature, on réécrit, on optimise chaque phrase jusqu'à ce que l'émotion s'affiche sans erreur sur le visage du lecteur.

Passer du clavier de développeur à la plume d'auteur n'est pas une rupture. Quand je quitte mes lignes de code, je ne change pas de métier : je continue de créer des mondes. Simplement, au lieu de parler aux machines, je parle aux âmes.
C’est cette double identité, entre binaire et imaginaire, qui a donné naissance à certains de mes ouvrages.
Et vous, quel est votre langage préféré pour exprimer ce que vous ressentez ?



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